Blog

evra-lizarazu
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 2
Tags: Pas de tag

Tous les aficionados du football en ont sans doute entendu parler ce dimanche 20 octobre : le défenseur et international français Patrice Evra a réglé ses comptes avec 4 commentateurs sportifs dans une interview pour le programme Telefoot, dont Bixente Lizarazu.

Concernant l’ancien champion du monde, Evra relate notamment l’épisode suivant :

“Lizarazu, je sais pas ce qu’il a contre moi.[...] Lui c’est le seul joueur, ma première sélection quand je suis arrivé en équipe de France…qui m’a pas serré la main. Ils m’ont tous serré la main à part lui. Et je me souviens parce que Thierry Henry était avec moi et il lui a dit : “Oh Liza, elle est là la relève”. Et il l’avait regardé et il a dit : “Pourquoi, on t’a dit que j’étais déjà à la retraite ?”, énervé. Donc lui il m’a jamais serré la main mais c’est comme ça.”

Sans se faire attendre, le principal intéressé répond en affirmant notamment :

Lizarazu : “Si on était dans une cour d’école, je lui dirais que…cette fameuse sélection en équipe de France, j’étais pas là, parce que j’avais arrêté ma carrière internationale.”

Journaliste : “[...]Vous l’avez jamais croisé en équipe de France ?”

Lizarazu : “Bah écoute sa première sélection…tu l’as pas regardée sa première sélection ? C’est en août 2004, …”

Journaliste : “Il a pu être convoqué, vous n’avez jamais été convoqués ensemble avant qu’il joue ?”

Lizarazu : “Ecoute, j’ai pas ce souvenir là…mais très sincèrement après avoir vu ce que j’ai vu, j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai répondu, soi-disant. J’aurais vraiment aimé.”

Parole contre parole, qui de Patrice Evra ou de Bixente Lizarazu dit la vérité ?

Sans évidemment pouvoir répondre de manière définitive à cette question, notons que les déclarations de Lizarazu présentent plusieurs caractéristiques qui réunies ensemble penchent plutôt en sa défaveur :

1. Une mémoire défaillante : vous le savez bien, c’est LA stratégie la plus utilisée dans les mensonges. Oublier des événements survenus il y a plus de 9 ans est évidemment tout à fait possible, mais prétendre ne pas se rappeler d’un événement permet de mentir…sans mentir stricto sensu. Cette stratégie permet également de revenir sur ses propos si des faits venaient à les contredire ultérieurement.


2. “Très sincèrement” : les mots du type “sincèrement“, “honnêtement“,…sont autant de qualificatifs qui surviennent d’autant plus souvent que l’on ne souhaite précisément pas être sincère.


3. “Lui répondre ce que j’ai répondu” : au lieu de nier l’épisode, Lizarazu justifie au contraire qu’un tel comportement de sa part aurait été acceptable. Au passage, notons qu’il aurait été plus convainquant en affirmant : “j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai soi-disant répondu” que “j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai répondu…soi-disant”


4. Un argumentaire pas si imparable : le 20 mai 2004, les deux hommes se sont bien croisés à l’occasion d’une rencontre internationale, dans un groupe élargi de 31 joueurs qu’avait alors convoqué Jacques Santini, le sélectionneur de l’époque, pour jouer contre le Brésil. Bien que ce fait ne prouve en rien que Lizarazu ait effectivement refusé la poignée de main, il affaiblit tout de même l’argumentaire de Lizarazu. Toutefois, du fait de l’asymétrie des statures des 2 joueurs à l’époque (champion du monde vs jeune espoir), on pourrait comprendre que la scène ait plus marqué l’un des protagonistes que l’autre…

Dans la courte déclaration d’Evra, on trouve au contraire 3 éléments généralement plus présents dans les récits véridiques :

1. Un témoin de la scène y est cité , en l’occurrence Thierry Henry. En général, les menteurs évitent de mentionner des personnes pouvant contredire leur version des faits.


2. Elle contient des reproductions de conversations (“Oh Liza, elle est là la relève” et non “Thierry Henry a dit que j’étais la relève”). C’est l’un des 19 critères CBCA utilisés pour étudier la crédibilité d’un récit.


3. Evra décrit Lizarazu comme “énervé“. Tout comme les reproductions de conversation, le fait de caractériser l’état mental de son “agresseur” est l’un des 19 critères CBCA plus présents dans les récits véridiques.

En conclusion, la balance semble davantage pencher en faveur de la version d’Evra, même si de si courtes déclarations ne sont en réalité jamais suffisantes pour juger de la crédibilité d’un récit de manière définitive.

Et vous, quelle version de l’incident vous semble la plus crédible entre celle d’Evra et de Lizarazu ?

Dites-le nous en laissant un commentaire sous l’article !

8 personnes aiment ce billet
Fiona.-Une-bien-mysterieuse-disparition_article_landscape_pm_v8
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 2
Tags: Pas de tag

Cet article est protégé par mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


C Bourgeon
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 9
Tags: Pas de tag

La presse ne parle que de cela cette semaine : Cécile Bourgeon vient d’avouer avoir menti depuis plus de 5 mois au sujet de la disparition de sa fille.

Plusieurs fois, la mère de la petite Fiona a ainsi menti face aux caméras en prétendant lancer des appels au secours, et soulevait ainsi une question essentielle pour nous : une analyse détaillée des déclarations de Cécile Bourgeon permettait-elle de détecter son mensonge ?

Pour le découvrir, inscrivez-vous au formulaire ci-dessous et recevez notre analyse directement dans votre boîte mail le dimanche 06/10 !

Je souhaite recevoir l'analyse de l'affaire Fiona dans ma boîte mail
En vous inscrivant vous recevrez également nos meilleurs articles blog directement dans votre boîte mail !

Et en attendant, faites nous part de vos analyses en commentaire ci-dessous !

Les nourrissons décodent les émotions de leurs congénères dès l'âge de 5 mois
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 0

Très jeunes, les nourrissons reconnaissent les expressions de joie ou de tristesse sur les visages ou dans la voix d’autrui. Mais à quel âge exactement les bébés apprennent-ils à lire les émotions de leurs congénères ?

Entre bébés, on se comprend. Selon l’étude de Ross Flom de la Brigham Young University publiée dans Infancy, les nouveaux-nés savent décoder les émotions de leurs congénères dès l’âge de 5 mois.

Pour le démontrer, le chercheur a installé 40 bébés (20 de 3 mois et demi et 20 de 5 mois) devant deux écrans vidéo. L’un montrait des visages gazouillants et souriants, l’autre des visages grognons. Puis il a diffusé un enregistrement audio de vocalisations infantiles, négatives (pleurs) ou positives (rires).

Observation : les bébés de 5 mois qui entendent un rire d’enfant ont tendance à regarder la vidéo de leur congénère heureux, alors qu’ils regardent le visage triste lorsqu’ils entendent pleurer. Ils associent donc correctement l’émotion audio à l’expression du visage. Ceci n’était en revanche pas le cas des bébés de 3 mois

“On savait déjà qu’ils reconnaissent les expressions d’émotions des adultes dès les 6 premiers mois”, remarque Ross Flom. “Notre prochaine étape est d’étudier s’ils reconnaissent leurs propres émotions”

Pensez-vous que les bébés commencent à reconnaître leurs propres émotions avant ou après de les reconnaître chez les autres ?

Répondez à cette question en écrivant un commentaire ci-dessous

Votre avis nous intéresse !

25 juil / Entraînement : saurez-vous repérez la micro-expression de N. Sarkozy ?

Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 31
Tags: Pas de tag

Tout d’abord, nous voudrions nous excuser auprès de nos lecteurs pour notre absence sur le blog depuis près de 3 semaines ! A notre décharge, la raison de ce silence est que nous travaillons depuis plusieurs mois à de nouvelles propositions de formations, qui seront nous l’espérons bientôt disponibles ! (n’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter pour être informés en priorité des nouveautés Othello).

En attendant, voici une vidéo d’entraînement que nous utilisons souvent comme exercice lors de nos formations de groupe : pourrez-vous trouver la micro-expression que Nicolas Sarkozy laisse échapper dans cet extrait ? Qu’est-ce que cette micro-expression nous révèle sur le ressenti de N. Sarkozy à ce moment là ?

Contexte : nous sommes le 6 mai 2012, et le président sortant commente sa défaite aux élections face à François Hollande.

(un indice : la micro-expression apparaît moins d’une minute après le début de la vidéo)

Vous voulez apprendre à détecter les microexpressions de vos interlocuteurs en moins de 3 heures ? Alors commencez dès maintenant votre formation en ligne !

5 personnes aiment ce billet
Analyse faciale lors de publicités
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 0
Tags: Pas de tag

Créer une publicité en ligne pour qu’elle devienne “virale” demande plus qu’un simple divertissement. Les recherches récentes menées par Thales S. Teixeira, professeur assistant à la Business School de Harvard, dévoilent les principaux ingrédients des vidéos si irrésistibles que les spectateurs veulent non seulement les regarder, mais également les chercher activement sur le web et les partager avec leurs amis, familles et collègues. Lire la suite

1 personne aime ce billet

16 juin / Interview: Dr. David Matsumoto, expert en communication non-verbale – Partie I

Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 0
Tags: Pas de tag

En exclusivité pour notre blog, nous avons interviewé le Docteur Matsumoto, expert mondial de la communication non-verbale et du mensonge. Vous pouvez écouter cette interview en anglais directement sur la vidéo, ou lire la traduction en français ci-dessous :

Transcript :

Othello : Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Docteur Matsumoto, fondateur de Humintell et chercheur reconnu dans le domaine de la communication non-verbale. Docteur Matsumoto, bienvenu !

David Matsumoto : Un grand merci de me recevoir !

Othello : Merci Dr. Matsumoto. Voici ma première question : qu’est-ce t’a initialement conduit dans le domaine ?

David Matsumoto : (Rires) Eh bien, c’était il y a bien longtemps. Lorsque j’étais encore étudiant à l’université du Michigan à la fin des années 1970, il y a plus de trente ans, on m’a demandé de faire un projet de recherche dans le cadre de mes études universitaires. Et j’ai dit “bien sûr, qu’est ce que je dois faire ?”, et mon superviseur m’a dirigé vers quelqu’un qui pouvait m’aider, et qui m’a demandé ce qui m’intéressait. A l’époque, il s’avérait que je m’intéressais à la façon dont les enfants, et en particulier les plus jeunes, pouvaient comprendre ce que leurs mères et les autres adultes autour d’eux pensaient et ressentaient, bien qu’ils ne comprenaient pas encore le sens des mots. Tout ceci m’a conduit à faire une petite étude quand j’étais jeune étudiant sur la perception chez les enfants des émotions transmises par des signaux non-verbaux vocaux. Et comme il s’avérait que je pratiquais également le judo, j’étais au Japon entre ma deuxième et troisième année d’université, et j’ai collecté des données au Japon également pour mon projet. J’ai ainsi pu mener une comparaison interculturelle sur ce sujet.
Lire la suite

1 personne aime ce billet
mensonge regard-othello2
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 5
Tags: Pas de tag

“Sur quoi fondez-vous votre jugement pour dire que quelqu’un ment ?”

Si vous avez lu notre précédent article, vous savez déjà que cette question a été posée dans une étude internationale menée par Charles Bond et qui examinait les réponses données dans 58 pays différents. Et vous savez également que la croyance la plus répandue mais paradoxalement la plus fausse est bien sûr le fait de «détourner le regard».

Mais au-delà du simple fait de détourner le regard, est-ce qu’une analyse plus détaillée des yeux et de leurs mouvements ne nous indiquerait tout de même pas quelque chose sur ce qu’une personne pense ? En d’autres termes, est-ce que les yeux ne seraient pas bien, dans une certaine mesure, “le miroir de l’âme” ?

PNL et synergologie : la théorie des 4 quadrants

En particulier, les adeptes de la Programmation Neuro Linguistique (ou PNL) et les synergologues poussent l’interprétation du regard encore plus loin et affirment que “le mouvement des yeux est découpé en 4 quadrants”, ayant chacun une signification spécifique.

Ainsi, lorsqu’un “droitier” (les quadrants sont censés être inversés pour les gauchers) regarde:
-à droite, alors c’est que cette personne est en train d’imaginer, de construire une image ou un dialogue
-à gauche, qu’il se remémore au contraire un événement réellement vécu

Ce découpage provient de l’hypothèse faite par les synergologues que les yeux “regardent” la zone du cerveau activée lorsqu’une personne imagine ou au contraire se remémore un événement.

Par application de cette théorie, une croyance couramment répandue chez les policiers et autres professionnels devant évaluer la crédibilité de témoignages est qu’une personne répondant sincèrement à une question est censée détourner son regard vers la gauche si elle se remémore une scène réellement vécue.

Cette théorie n’affirme donc pas que “détourner le regard” est un signe de mensonge, mais que dans certains contextes où un mensonge serait révélé par le fait qu’une personne “imagine” une scène au lieu de s’en rappeler, alors la direction du regard serait un indicateur fiable du mensonge.

Des applications potentielles dans de nombreux domaines

On imagine dès lors l’intérêt et la puissance d’une telle technique, tant dans le domaine professionnel que privé:
- “Chéri, où étais-tu hier soir à 21h quand j’ai essayé de t’appeler ?”
- “Nous posons cette question avant d’embaucher tous nos employés, et ce n’est évidemment qu’une formalité: avez-vous déjà consommé des substances illicites dans votre vie ?”
- “Vous devez être majeur pour entrer ici: quel âge avez-vous ?”
- …

Les situations dans lesquelles ce genre de technique, simple d’utilisation, serait incroyablement utile, sont infinies.

Mais de toutes ces affirmations sur le regard et le mensonge, qu’en est-il vraiment ?

Des résultats peu concluants

En 2012, des chercheurs de l’université de Portsmouth ont décidé de tester cette théorie à travers 2 expériences :

1 Dans la première, 204 voyageurs étaient interrogés dans un aéroport international au sujet de leur prochain vol. Tous les participants devaient répondre à deux questions : l’une honnêtement et à l’autre par un mensonge.
Résultats : aucune relation significative ne fut trouvée entre la direction du regard et le mensonge

2 Dans la seconde expérience, 31 participants devaient parler de leur vrai métier dans un premier entretien, et prétendre exercer un autre métier dans un second entretien.

Résultats : seulement 3 participants sur 31 (10%) ont effectivement montré les mouvements d’yeux prédits par la PNL.

Un risque pour les professionnels

De manière prévisible, une minorité de participants ont bien montré les directions du regard prédites par la PNL lorsqu’ils mentaient.

Cela implique que certains professionnels, qui croient et appliquent cette théorie de la direction du regard, vont penser que celle-ci fonctionne bien puisqu’ils pourront constater qu’elle se vérifie de temps à autre.

C’est ce qu’on appelle le syndrome de “l’horloge cassée”, qui affiche la bonne heure deux fois par jour bien qu’elle ne marche pas.

C’est le grand danger de l’expérience empirique par rapport à l’analyse systématique : elle peut nous faire croire en des règles erronées.

Un conseil : si vous voulez vraiment évaluer la crédibilité d’une personne, adoptez uniquement des techniques prouvées par la recherche en psychologie du mensonge

Références :

Mann, S., Vrij, A., Nasholm, E., Warmelink, L., Leal, S. and Forrester, D. (2012). The Direction of Deception: Neuro-Linguistic Programming as a Lie Detection Tool. Journal of Police and Criminal Psychology, 27(2), pp.160-166.

Wiseman, R., Watt, C., ten Brinke, L., Porter, S., Couper, S. and Rankin, C. (2012). The Eyes Don’t Have It: Lie Detection and Neuro-Linguistic Programming. PLoS ONE, 7(7), p.e40259.

15 personnes aiment ce billet
Nez Pinocchio_langage corporel mensonge
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 1
Tags: Pas de tag

Cette question nous revient souvent : comment dire si quelqu’un ment ? Quels gestes, quels signes peuvent trahir à coup sûr un mensonge ?

Autrement dit, quel est le langage corporel du mensonge ?

Commençons tout de suite par annoncer une mauvaise nouvelle :

Mauvaise nouvelle : il n’existe pas de nez de Pinocchio !

Vous souvenez-vous de Pinocchio ? Ce personnage de fiction, qui, pour chaque mensonge prononcé, voyait son nez s’agrandir chaque fois un petit plus. Pour Pinocchio, son corps trahissait ainsi à coup sûr chacun de ses mensonges : autrement dit, son langage corporel (en l’occurrence, son nez) était un indicateur fiable à 100% du mensonge.

Mais dans la vie réelle, qu’en est-il ?

« Les menteurs détournent le regard », ou le plus grand mythe sur le mensonge

“Sur quoi fondez-vous votre jugement pour dire que quelqu’un ment ?”

Cette question a été posée dans une étude internationale menée par Charles Bond et examinant les réponses données dans 58 pays différents.

Résultat : le critère n° 1, donné dans 51 pays sur 58 et par environ 65% des participants est bien sûr le fait de « détourner le regard ».

Sont également couramment mentionnés:
- Beaucoup de mouvements du corps (bras, jambes, changement de position)
- Le fait de cligner des yeux
- Les gestes d’auto-contact (se gratter le nez, se toucher le visage, etc)
- Les hésitations, la fréquence des pauses dans le langage
- Une moindre plausibilité des réponses

Alors, de ces croyances partagées, qu’en est-il vraiment ?

Le tableau suivant reprend les critères mentionnés précédemment et leur véritable relation au mensonge :

Critère
Croyance
Réalité
Regard fuyant
+
/
Gestes d’auto-contact
+
/
Mouvements corporels
+
-
Clignement des yeux
+
/
Hésitations, fréquence des pauses
+
/
Plausibilité des réponses
-
-

Le signe « + » signifie que le critère est plus présent chez les menteurs, le signe « – » que le signal est moins présent chez les menteurs que ceux qui disent la vérité. Le signe « / » indique qu’il n’y a pas de relation dans un sens ou dans l’autre entre le critère et le mensonge.

Comme on peut le constater, nos jugements reposent essentiellement sur des signes de nervosité , qui se révèlent majoritairement non fiables.

Conclusion

Détecter le mensonge est une tâche difficile, et il n’existe pas de signal si fiable qu’il n’apparaisse que chez les menteurs et quel que soit le type mensonge.
En d’autres termes: il n’existe pas de signal comparable au nez de Pinocchio, qui grandissait chaque fois qu’il disait un mensonge.
Alors un conseil pour améliorer votre capacité à détecter le mensonge : commencez par ne pas vous fier aux signes de nervosité !

6 personnes aiment ce billet
amanda berry
Auteur: Othello (admin)
Commentaires: 1
Tags: Pas de tag

Le lundi 6 mai 2013, la police américaine annonce que trois jeunes femmes disparues depuis une dizaine d’années ont été retrouvées en vie dans une maison de Cleveland.
Selon les premiers éléments révélés, ces jeunes femmes auraient été enlevées et détenues par “trois hommes hispaniques, âgés de 50, 52, et 54 ans”, comme l’a indiqué la police ce mardi sur son compte Facebook.

C’est un voisin qui a repéré l’une des jeunes femmes, Amanda Berry, alors qu’elle criait et tentait de sortir de la maison située dans un quartier résidentiel de Cleveland :

“J’ai entendu un hurlement… Puis j’ai vu cette femme devenir folle. Je suis allé jusqu’à l’entrée de la maison, et là elle a dit ‘aidez-moi à sortir, je suis ici depuis longtemps”

Analyse de la photo d’Amanda Berry

 
Sur la photo ci-dessus et diffusée dans la presse, Amanda Berry (au centre) se trouve aux côtés de sa sœur et de sa fille, à l’hôpital MetroHealth de Cleveland.

Quelles émotions expriment ces visages sur cette photo ? En particulier, quelles différences existe-t-il entre les 2 sourires affichés par les sœurs Berry ?

 
1 Sœur de Amanda Berry (à gauche) : en plus du muscle du sourire (unité d’action 12 du Facial Action Coding System), des muscles caractéristiques d’une personne cherchant à “contrôler” ses émotions sont sollicités ici. Ces muscles sont ceux qui relèvent le menton vers le haut et ceux qui tournent le coin des lèvres vers le bas (unités 17 et 15 du FACS). Il est ainsi ici probable que la sœur d’Amanda Berry utilise ici le sourire comme un moyen de cacher son véritable ressenti de souffrance. Elle semble presque solliciter son menton et coins de lèvre très fort pour se contrôler et s’empêcher de pleurer.

2 Amanda Berry (au centre) : Amanda Berry au contraire montre une vraie expression de joie, avec à la fois les muscles du sourire et les muscles orbiculaires des yeux (ceux qui créent des pattes d’oies) contractés. En plus de ceux-ci, la partie intérieure des sourcils est relevée et révèle ainsi le fait qu’Amanda Berry ressente également de la tristesse. Dans son cas, le sourire n’est donc pas utilisé comme un “masque” comme chez sa sœur, mais reflète la joie qu’elle ressent. Son expression faciale est celle d’un mélange de joie et de tristesse.

Photo: expressions faciales d'émotions Amanda Berry

Et vous, comment interprétez-vous les expressions montrées par les sœurs Berry sur cette photo ?

Copyright 2012