[Football] Qui d’Evra ou de Lizarazu dit vrai ?

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22 oct

Auteur: Othello (admin)
Commentaire(s): 2
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Tous les aficionados du football en ont sans doute entendu parler ce dimanche 20 octobre : le défenseur et international français Patrice Evra a réglé ses comptes avec 4 commentateurs sportifs dans une interview pour le programme Telefoot, dont Bixente Lizarazu.

Concernant l’ancien champion du monde, Evra relate notamment l’épisode suivant :

“Lizarazu, je sais pas ce qu’il a contre moi.[...] Lui c’est le seul joueur, ma première sélection quand je suis arrivé en équipe de France…qui m’a pas serré la main. Ils m’ont tous serré la main à part lui. Et je me souviens parce que Thierry Henry était avec moi et il lui a dit : “Oh Liza, elle est là la relève”. Et il l’avait regardé et il a dit : “Pourquoi, on t’a dit que j’étais déjà à la retraite ?”, énervé. Donc lui il m’a jamais serré la main mais c’est comme ça.”

Sans se faire attendre, le principal intéressé répond en affirmant notamment :

Lizarazu : “Si on était dans une cour d’école, je lui dirais que…cette fameuse sélection en équipe de France, j’étais pas là, parce que j’avais arrêté ma carrière internationale.”

Journaliste : “[...]Vous l’avez jamais croisé en équipe de France ?”

Lizarazu : “Bah écoute sa première sélection…tu l’as pas regardée sa première sélection ? C’est en août 2004, …”

Journaliste : “Il a pu être convoqué, vous n’avez jamais été convoqués ensemble avant qu’il joue ?”

Lizarazu : “Ecoute, j’ai pas ce souvenir là…mais très sincèrement après avoir vu ce que j’ai vu, j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai répondu, soi-disant. J’aurais vraiment aimé.”

Parole contre parole, qui de Patrice Evra ou de Bixente Lizarazu dit la vérité ?

Sans évidemment pouvoir répondre de manière définitive à cette question, notons que les déclarations de Lizarazu présentent plusieurs caractéristiques qui réunies ensemble penchent plutôt en sa défaveur :

1. Une mémoire défaillante : vous le savez bien, c’est LA stratégie la plus utilisée dans les mensonges. Oublier des événements survenus il y a plus de 9 ans est évidemment tout à fait possible, mais prétendre ne pas se rappeler d’un événement permet de mentir…sans mentir stricto sensu. Cette stratégie permet également de revenir sur ses propos si des faits venaient à les contredire ultérieurement.


2. “Très sincèrement” : les mots du type “sincèrement“, “honnêtement“,…sont autant de qualificatifs qui surviennent d’autant plus souvent que l’on ne souhaite précisément pas être sincère.


3. “Lui répondre ce que j’ai répondu” : au lieu de nier l’épisode, Lizarazu justifie au contraire qu’un tel comportement de sa part aurait été acceptable. Au passage, notons qu’il aurait été plus convainquant en affirmant : “j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai soi-disant répondu” que “j’aurais aimé lui répondre ce que j’ai répondu…soi-disant”


4. Un argumentaire pas si imparable : le 20 mai 2004, les deux hommes se sont bien croisés à l’occasion d’une rencontre internationale, dans un groupe élargi de 31 joueurs qu’avait alors convoqué Jacques Santini, le sélectionneur de l’époque, pour jouer contre le Brésil. Bien que ce fait ne prouve en rien que Lizarazu ait effectivement refusé la poignée de main, il affaiblit tout de même l’argumentaire de Lizarazu. Toutefois, du fait de l’asymétrie des statures des 2 joueurs à l’époque (champion du monde vs jeune espoir), on pourrait comprendre que la scène ait plus marqué l’un des protagonistes que l’autre…

Dans la courte déclaration d’Evra, on trouve au contraire 3 éléments généralement plus présents dans les récits véridiques :

1. Un témoin de la scène y est cité , en l’occurrence Thierry Henry. En général, les menteurs évitent de mentionner des personnes pouvant contredire leur version des faits.


2. Elle contient des reproductions de conversations (“Oh Liza, elle est là la relève” et non “Thierry Henry a dit que j’étais la relève”). C’est l’un des 19 critères CBCA utilisés pour étudier la crédibilité d’un récit.


3. Evra décrit Lizarazu comme “énervé“. Tout comme les reproductions de conversation, le fait de caractériser l’état mental de son “agresseur” est l’un des 19 critères CBCA plus présents dans les récits véridiques.

En conclusion, la balance semble davantage pencher en faveur de la version d’Evra, même si de si courtes déclarations ne sont en réalité jamais suffisantes pour juger de la crédibilité d’un récit de manière définitive.

Et vous, quelle version de l’incident vous semble la plus crédible entre celle d’Evra et de Lizarazu ?

Dites-le nous en laissant un commentaire sous l’article !

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  • je pense aussi que lizarazu ment….
    si vous etes de mon avis soutenez ma page:
    https://www.facebook.com/Lizarazuestunmenteur

  • barthes

    Date: 25 juin

    Les commentaires de Lizarazu sont consternant de platitude et de fatuité.
    Il porte de jugements personnels sur chaque action qui sont immédiatement contredits par les faits sur le terrain. Un hors jeu alors qu’il n’y en pas, un corner alors qu’il n’y en pas , ….
    Le pire c’est lorsqu’il porte des jugements à tout va sur les joueurs eux-mêmes qui ne lui on rien demandé.
    Ce type il faut le virer.

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